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Le conte Gayou dans la forêt lu par Viviane VICTOR JAPEL, enseignante

Présentation  du conte Gayou dans la forêt, de Nicole CHARDON-ISCH,

par Viviane VICTOR JAPEL, enseignante

Depuis notre première rencontre lors d’une causerie, il y a quelques années, le rapport qui nous unit est la passion des belles-lettres.

Je participe à l’atelier de formation à l’écriture à la médiathèque de Paita. Durant ces ateliers de formation j’ai pu observer l’animatrice : Nicole Cannelle est une femme dotée d’une grande générosité, bienveillante et dans l’empathie. Je suis très fière de toi, Nicole, pour tout ce que tu représentes : femme noire, écrivaine, enseignante-chercheure, mère et grand-mère attentive etc… la liste est longue.

Ce petit livre, Gayou dans la forêt est un conte trilingue : en français, mais aussi en Drehu et Nengone deux langues kanak de Lifou et de Maré, enseignées dans les établissements scolaires de Nouvelle-Calédonie.

Ce conte est accessible à tous, tant aux petits de la Maternelle lors de la dictée par l’adulte qu’aux cycles 2 et 3, et même jusqu’en classe de 5ème.

J’ai apprécié ce conte et particulièrement la rencontre intergénérationnelle du petit-fils et de son grand-père. Cette rencontre laisse entrevoir une transmission culturelle, propre aux cultures caribéenne et océanienne en particulier.

Lecture pages 10,12 et 13

Les initiatives de l’enfant sont intéressantes car il dispose de son libre-arbitre ; il décide, au fil de sa quête, qui il choisira comme animal-totem. Le papa n’est pas directif, il accompagne seulement son petit-fils dans sa recherche. J’ai aussi apprécié cet aspect volontaire et curieux de l’enfant, qui sait ce qu’il veut.

Lecture pages 23, 24, 25 et pages 36, 37, 38 et 42

J’aimerais conclure avec une citation : « Tout homme ouvrant un livre y trouve une aile, et peut planer là-haut où l’âme en liberté se meut. » V.Hugo

A mon avis, la lecture de ce conte illustre la citation. Ces histoires racontées aux enfants peuvent donner facilement quelques impulsions à l’imaginaire et transmettre des valeurs : l’opiniâtreté, la faculté de discernement et le bon sens, le respect de la tradition aussi.

La place de l’enfant, son envie, son être demeurent donc intacts. Il subit une douce initiation participative.

C’est pourquoi je recommande ce livre de conte à la maison, à l’école en outil pédagogique : en lecture à haute voix de l’adulte pour les petits qui ne lisent pas encore.

Pour les enfants en maternelle et au CP qui déchiffrent et regardent les images colorées et suggestives.

Et aussi, pour les adultes qui ont gardé leur âme d’enfant. Ils découvriront les mystères du monde océanien, des valeurs universelles, la fraîcheur de la rencontre intergénérationnelle.

Pour finir, la contribution de l’ALK (Académie des langues kanak) rend le conte abordable et utile pour la classe de langues et cultures kanak et le public élargi de Drehu et Nengone. V.V. J

Nicole CHARDON-ISCH