Juil11

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Festival de la Poésie à Boulouparis et remise du prix Arembô

Discours de la présidente d’EEO pour la remise du prix Arembô de la Poésie 2021

Monsieur le Maire de Boulouparis, Madame la Présidente d’honneur de l’association Ecrire en Océanie, Madame la Secrétaire d’Ecrire en Océanie, Cher Frédéric, représenté par Madame Véronique Mollot, Cher Nicolas,
Mesdames et Messieurs,

Cette cérémonie vient clore la semaine du Festival de la Poésie, organisée par Ecrire en Océanie en partenariat avec la Mairie de Boulouparis et la Bibou. Qu’elles soient remerciées pour le dynamisme et l’implication culturelle du Maire et de toute son équipe ! Dans ce contexte et en point d’orgue, voici la cuvée 2021 du prix Arembo, qui récompense deux récipiendaires et amis, Frédéric OHLEN et Nicolas KURTOVITCH, pour l’immensité de leur œuvre et leur contribution au patrimoine poétique universel.

Si l’œuvre de nos deux récipiendaires, plurielle et génériquement variée ne se résume pas à la seule poésie, elle trouve dans ce genre un lieu d’expression particulièrement sensible, et le recueil commun qu’ils ont élaboré, intitulé La Douceur, en témoigne.

Nous avons voulu récompenser l’œuvre, le talent, les qualités humaines.

Ecrire en Océanie souhaite tout d’abord rendre un hommage particulier à Frédéric OHLEN qui a fait le choix de quitter le territoire. Frédéric OHLEN, figure marquante de la littérature, de la poésie et de l’édition en NC est l’un des fleurons de la création poétique locale et universelle.

Fort d’une solide culture classique, cet homme brillant, sensible, fascinant et complexe a donné ses lettres de noblesse à la poésie dans pas moins de 12 recueils, dont le magistral La Peau qui marche, Militant humaniste, officier de la légion d’honneur, il n’a eu de cesse de porter la voix de la poésie au sein de la Maison du livre, dans les établissements scolaires, sur les ondes radiophoniques, au sein d’associations tel le club des Amis de la poésie, dans les salons littéraires à travers le monde.

 Il est juste d’honorer la virtuosité. Malgré cette absence qui nous interpelle aujourd’hui, je suis heureuse de remettre à sa représentante, Madame Véronique Mollot, ce trophée et ces exemplaires qui symbolisent le talent, la ténacité, le patrimoine.

Je m’adresse maintenant à Nicolas KURTOVITCH, le poète aux vingt recueils, que j’ai découvert lors de la lecture de L’Homme montagne, d’Assis dans la barque, dans l’étude du Dit du Cafard taoïste, du Sentier Kaawenya, de La Balançoire, qui a accepté de rencontrer mes classes de 3ème au collège, qui est édité dans notre association EEO.

Pour te présenter un peu plus, Nicolas, je vais citer les propos du rédacteur de la Poéthèque lors du printemps des poètes :

La poésie de Nicolas Kurtovitch est une étrange rumeur, le bruit d’une île, la parole d’une terre partagée. C’est sûrement ce mélange entre conscience d’un exil et recherche d’une place juste qui fait que son écriture résonne tant en nous. Ce « nous » universel et pluriel qui nous interroge sans cesse dans notre quotidien singulier. C’est de cette matière qu’est faite la poésie de Nicolas Kurtovitch  : une glaise où chaque homme trouve à façonner son quotidien pour construire son existence”.

Impliqué dans la vie éducative, culturelle et politique de la NC tu es une personnalité à la fois communicative et discrète.

Ce qui me frappe surtout c’est le foisonnement thématique dans lequel tu déclines ta poésie : influencé par le taoïsme, conscient de l’impermanence de événements, tu demeures soucieux de la mesure et du détachement, tu te montres explorateur des soubresauts et des tréfonds de l’âme humaine, rêveur et observateur de scènes de rue, objecteur de conscience et pourfendeur des laideurs du monde.

Ce sont là des qualités et de la noblesse révélatrices d’un équilibre intérieur et d’un cheminement moral et esthétique. La Douceur, qui te sera remis en nombre, que tu as écrit de concert avec Frédéric, témoigne de ce besoin de dire le monde et d’en retenir l’essentiel.

Permettez-moi de dire quelques mots sur La Douceur.

  • Comment définir ce support d’écriture? C’est l’expression d’un parti-pris de faire œuvre commune, d’entremêler deux talents.

  • C’est un poème moderne à l’écriture à la fois immédiate et travaillée, destinée à transmettre l’émotion dans l’instant.

  • Il est doté d’une richesse lexicale, qui fait la part belle à la nature, qui possède un rythme doux dans l’hommage : plus généralement c’est une parole proférée, rythmée comme celle des griots, martelée haut et fort ; elle exprime l’empathie et interroge sur soi et sur la responsabilité historique et sociale. On peut parler de poésie du cri lyrique, riche d’intertextualité et d’altérité. Mais aussi de convocations de souvenirs, d’interrogations sur l’amitié, de rapport dialogique.

L’écriture de La Douceur est hardie, audacieuse, frénétique et exubérante, elle surprend et enthousiasme à la fois. Elle trouve sa cohésion dans une inspiration commune, un  souffle, un idéal partagé. Pour qui prend le temps et a la curiosité de découvrir La Douceur, c’est une fête de l’esprit, une récompense intellectuelle savoureuse, émouvante et colorée. Merci Nicolas, reçois ces exemplaires et mes félicitations !

Peut être une image de 2 personnes, y compris Nicolas Kurtovitch et personnes deboutLe Maire de Boulouparis, Pascal VITTORI, ajoute au trophée d’EEO un certificat solennel pour le prix Arembô. Nicolas KURTOVITCH remercie le Maire et less organisateurs du festival de la poésie.

Un lien utile :

https://www.facebook.com/nicolas.kurtovitch/posts/10225642284792237