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Chevelure d’eau par Îliennes

« Du lézard au chat, en passant par la photo de Fabienne, comment naît un poème ? »
 » Vendredi 3 avril 2020. Lors de cet après-midi pendant la période de confinement mondial, naît Chevelure d’eau », un impromptu à plusieurs mains proposé par Nicole Isch d’après un gif de Fabienne Chéné: une incitation visuelle à destination des Graines de Corail aux manettes sur Messenger. Et voilà notre jeu poétique, réglé comme du papier à musique sur le mode du cadavre exquis et de la variation… »
Chevelure d’eau, par Îliennes
Chevelure d’eau
Chat soyeux ?
 Ou herbe grasse en goguette ?
Verdure ! Verdure, potage!
 Se vautrer… Liberté !
 Se rouler. Badaboum !
L’enfant tombe, il rit.
Douceur du rire…
Dans les tresses des algues,
Comme autant de bouteilles à la mer,
Glisse le crill translucide et agile.
Eperdument libre
Soyeusement doux
Se délectant à tout prix .
Que le courant lisse
Que l’air ondule
Il aspire et vit pleinement
Court instant de liberté
Avant de disparaître aux yeux du pêcheur
Confiné en son antre
Liberté flamboyante

Facéties du temps

Envolée intemporelle
Dans l’ondulation du temps et du vent,
Il erre
Incertain du moment
Insouciant de la crise.
La clarté de l’eau
Les ondulations du courant
Rythment les nuits et les jours.
Filtres de lumière
Le flot de mes pensées
Me submerge.
Histoires d’eaux troubles !
Que glissent les heures pâles
Et qu’advienne l’aurore.
Pâlissent ces temps troubles
Ces horizons mouvants
La liberté perdue.
Nature émouvante
Secouant une vie captive
il faut se lever.
Pâlissent ces temps troubles
Qu’aucun vent ne balaie.
Liberté  perdue.

 

Sur le même thème, poème d’Anne-Marie Jorge Pralong-Valour, « Confinement fantastique »

Confinement  fantastique 

 

Les lignes du papier jauni ondulent aux néons 

Comme chevelure au vent

La lumière en verdure vert-sang

Craquèle les plinthes jusqu’à plus soif

 

Court instant de liberté 

Dans le mur souple à enfoncer les doigts 

Pénétrer ses fibres jusqu’au sol

Et disparaître dans les combles  

 

Seuls des copeaux de bois 

Autant de bouteilles à la mer

Tatouent un lino rouge