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Carlo de JM CREUGNET par NCI

Présentation de Carlo de JM CREUGNET par NCI
Librairie Calédolivres le 29 août 2018
Introduction
Ce récit d’aventures raconte, à la façon d’un roman épique, les périples de grands voyageurs, les frères jumeaux Carlo et Léo, venus de l’Est de la France, qui ont parcouru les villes du monde, de l’Europe au Pacifique. Représentatifs des colons courageux arrivés en NC et de la construction d’un destin, ils nous renseignent sur la genèse et les péripéties coloniales à travers les postes clés du sud pacifique. Ils donnent à voir l’émergence de Port de France et les contacts avec les Indigènes. La valeur documentaire est assurée par la connaissance historique et l’érudition de J.M. Creugnet, dont l’œuvre abondante s’attache à dépeindre les mécanismes d’exil volontaire, les portraits d’hommes hauts en couleurs, la naissance d’un pays avec ses aléas.
Outre l’intérêt documentaire et sociologique, ce roman historique parfait notre connaissance de la NC d’antan et nous donne envie de partir à la découverte de pays lointains. J.M. Creugnet a le don de nous projeter dans le passé et de nous faire endosser les habits de ses héros.
A travers les thématiques du voyage et de l’aventure, nous verrons comment les héros se cherchent, se construisent, comment ils participent à la société et agissent sur le monde environnant.
Le parcours des personnages principaux est rythmé par leurs rencontres, leurs déplacements et le croisement final de leurs destinées. Ainsi le roman, qui raconte deux récits de vie parallèles, va les entrelacer pour donner un chiasme.

Questions à JMC
– Est-ce l’illustrateur, Bernard Billot, qui a choisi de représenter un épisode déterminant de la vie du héros, sur la couverture ?
– Pourquoi avoir campé les deux protagonistes en les opposant dès le départ ?
– Quel est l’objectif des nombreux déplacements ?
– Pouvez-vous nous dire la place qu’occupent Carlo et Léo dans la communauté de colons ? Sont-ils les ancêtres de familles actuelles ?
– Est-ce une œuvre de commande ou êtes-vous, comme moi, appliqué à toujours mijoter une œuvre sur le feu ?

Réponses de JMC

J’ai demandé à Bernard Billot d’imaginer une
noyade de Carlo enfant, secoué par les pieds,
la tête en bas, par un grand dadais, pour lui faire
vomir la tasse qu’il venait de boire.
Drôle de façon d’agir dans un tel cas. Mais
situation très caractéristique d’un gosse, qui,
devenu adulte, subira cinq noyades, dont
deux horribles naufrages.

J’ai choisi, dès le début de l’histoire, d’asseoir
la description des jumeaux sur deux aspects :
– Physiquement identiques, tellement
ressemblants, que même les intimes s’y tromperaient.
En prévision du fameux chiasme final.
– Mais également tellement différents de caractère,
pour accentuer le dénouement, invraisemblable
mais réel, diaboliquement imaginé par l’un d’eux.

Les nombreux déplacements de Carlo m’ont permis
de décrire la situation géographique des lieux et le
genre de vie des habitants au dix neuvième siècle :
tirage au sort des conscrits au service militaire pour
sept ans. Danger de la navigation sur les grands voiliers.
Appel du large ressenti par les intrépides. Moeurs
particulières des gens du Pacifique.
La Nouvelle Calédonie des toutes premières
années de la Colonisation etc…..

Charles Gerber, marié à Ellen Cassey, a été un
personnage réel, bien connu des premiers colons
calédoniens. Mais le Carlo de mon roman est
tout bonnement sorti de l’imagination de Bob
Cooper. No comment !

Je ne saurais pas dire quelles sont les motivations
des autres auteurs que je connais. Mais
effectivement , pour mon cas personnel et pour
vous aussi Nicole, me semble-t-il, je ne parviens
pas à la fin d’un roman, sans que déjà je sois
tarabusté par le suivant, qui me harcèle

Quelle engeance ces  » souffleurs  » impitoyables !

JM Creugnet