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Anne-Marie PRALONG-VALOUR à l’atelier d’écriture de Païta le samedi 26 avril 2020

Pourquoi ce titre?

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Le titre AUBE PACIFIQUE fait écho au titre de mon premier recueil : « TANT QU’IL Y AURA UNE AUBE » composé de poèmes divers consacrés soit à l’Auvergne, soit à l’Asie du Sud-Est , soit à la Calédonie.

Ce recueil est entièrement consacré à la Nouvelle Calédonie, mon pays d’adoption, c’est pourquoi j’ai utilisé le qualificatif Pacifique. J’ai fait de cet adjectif un nom pour nommer l’océan mais en filigrane, il est fait allusion aussi au calme, à la paix auxquels aspire le peuple calédonien. (Poème très court page 47)
Pour ce qui est du mot aube, il est bien entendu que toute sa symbolique est contenue dans ce titre, aussi bien celle du jour qui se lève , de la nature qui s’éveille, de la vie et de l’espoir. L’espoir de jours meilleurs…(pages 30, page 34) l’espoir de se réveiller de la nuit.
Je suis aussi une lève-tôt et j’aime particulièrement ce moment entre la nuit et le jour où je guette souvent la première lueur ou le premier chant d’oiseau.
Les différents moments de la journée sont un des fils conducteurs de mon recueil.
Mon genre littéraire de prédilection
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La poésie est le genre littéraire qui me correspond le mieux mais j’écris aussi des nouvelles, voire des contes que je n’ai jamais publiés…
J’ai eu la chance de baigner dès mon enfance dans un milieu littéraire, ma grand- mère m’a bercée aux Nuits de Musset, mon grand père était professeur de lettres, je lisais énormément, tout ce qui me tombait sous la main, et, à l’école, j’étais passionnée par les cours de français, par les textes que l’on étudiait, tellement passionnée qu’il m’arrivait de m’ennuyer car je trouvais que les professeurs n’allaient pas assez loin dans leurs explications. Ils me faisaient taire car je voyais souvent derrière les mots des choses que les autres ne voyaient pas, tout était prétexte à laisser libre cours à mes pensées, ma réflexion, mon imagination, à écrire…
J’étais passionnée de voyages aussi et chaque année, pour les vacances, on rejoignait à Rome des membres de notre famille et, de là, on en profitait pour visiter l’Italie.
J’étais une petite fille et une adolescente timide mais rebelle, révoltée, avec de grands idéaux de liberté, d’égalité, de fraternité, de justice, et souvent je me sentais incomprise par les adultes.
Très jeune, j’ai pris conscience du temps qui passe, de la mort et j’avais une envie de vivre énorme, à cents à l’heure, tout connaître, tout voir, faire plein de rencontres avant l’échéance fatale.
Cette envie de vivre ne m’a jamais quittée…
La curiosité vive est un trait de mon caractère, presque tout m’intéresse et la poésie me permet d’exprimer cela, elle est apte à contenir mon univers fait de voyages, de rencontres, de communion avec la Nature à l’écoute du langage des éléments et des mouvements de mon âme.
Ma quête est une quête de Beauté, cette étincelle qu’on reçoit parfois devant un paysage, ce moment de plénitude infinie qui ne dure pas et que tout le monde peut par instant percevoir c’est pourquoi j’aime dire que je suis « une guetteuse d’étincelles » .
Genèse d’Aube Pacifique et sources d’inspiration
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Aube Pacifique est né grâce à Nicole Isch qui a refusé d’éditer mon premier recueil : « Tant qu’il y aura une aube ».
Dans sa lettre de refus, elle me précisait que la ligne éditoriale d’Ecrire en Océanie choisissait des oeuvres dont le cadre était la Nouvelle Calédonie . « TANT QU’IL Y AURA UNE AUBE» avait pour cadre la France, la Suède, l’Asie, la Nouvelle-Calédonie …Je lui ai répondu que dès que j’aurai assez de poèmes pour un recueil, je lui enverrai mon tapuscrit, ce que j’ai fait. Il a été accepté à ma grande joie.
Pour moi, il était très important d’être éditée en Nouvelle Calédonie et par Écrire en Océanie, édition locale qui comptait dans le domaine de la littérature calédonienne…J’ai coutume de dire que je suis poète des lieux, des espaces, des rencontres. J’ai une préférence pour les lieux désertiques comme le Grand Sud, comme les plaines de la côte Ouest , les grandes étendues : la mer de corail, les cascades, l’eau en général , pour les oiseaux, les plantes mais je peux écrire sur tout si j’ai la grâce de recevoir l’étincelle.
Page 55 ( avec une référence à l’Auvergne) il fait si beau
Page 99 jeux de lumière
Le voyage physique
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Contrairement à beaucoup d’écrivains, le voyage physique est très important pour nourrir ma sensibilité.
Ma poésie se nourrit beaucoup de mes voyages, de mes ballades, de mes rencontres. Je prends des notes, puis je compose mes poèmes .
J’écris aussi sur mon passé de petite fille des rivières, des volcans, des landes et de la burle, des dentellières de mon village, des gens que j’ai aimés, qui ont disparu …On retrouve particulièrement ces thèmes dans MARGERIDE.
Mon regard sur le monde contemporain
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Quelques idées :
Je suis heureuse de vivre à mon époque, à l’époque d’internet, des réseaux sociaux qui me permettent de rencontrer de nombreux poètes, de faire partie de groupes d’écrivains et d’être en contact avec beaucoup de gens qui ont compté ou comptent dans ma vie.
Je vis avec mon temps, j’enseigne toujours et je suis une femme engagée dans la défense de la Nature et des animaux.
Je m’insurge contre l’injustice et ma devise : liberté, égalité, fraternité, solidarité s’est enrichie avec le temps de laïcité .
Je regrette que dans certains pays la religion soit religion d’état.
Je suis d’une extrême tolérance mais pour moi les croyances doivent rester du domaine du privé, de l’intime et ne pas entrer en politique. Je suis pour la paix , contre la militarisation, et pour la tolérance envers ceux qui pensent et vivent différemment. Je pense qu’il faut dès tout petit s’ouvrir aux langues et aux cultures du monde.
J’ai l’immense chance de ne pas connaitre le racisme et de ne pas voir la couleur des gens. Je suis choquée quand j’entends les Blancs, les Noirs , je trouve ces termes racistes , je préférerais que l’on dise les kanak, les européens, etc…
Je lutte contre toute discrimination en ce qui concerne la sexualité des gens , par contre je suis impitoyable envers les pédophiles et les zoophiles.
La mondialisation me fait peur, on en a vu ses limites lors de la pandémie de Covid 19.
Je pense qu’il faut revenir à des choses simples, faire attention à notre empreinte carbone, bannir les insecticides, les pesticides, respecter les arbres, les forêts, l’eau, les animaux. (Elevage en batterie, transports des animaux, sources de souffrance)
J’ai l’espoir que ce drame que nous venons de vivre changera les comportements, je voudrais laisser à ma descendance un monde plus beau .
Je pense que l’homme devrait se penser comme appartenant à la Nature avec le devoir de la protéger et non comme propriétaire de la Nature.
La folie des hommes me fait peur, les extrémistes m’effraient et la course au toujours plus .
Mes projets
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  • Un prochain recueil : LAISSE MOURIR LES IMMORTELLES et d’autres à venir
  • Trouver une âme sœur artiste pour un projet artistique commun.