Juil07

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A rebours, On en parle ! par Sarah HOSPICE-LAZZARI

La soirée de présentation du recueil A rebours, de Francine Grieveldinger, fut très agréable ; après une brève introduction de Nicole Isch pour « Ecrire en Océanie », place fut laissée à l’interview de Francine par Rita Toth, l’une des animatrices du club poétique et de la revue Orphée. Des intermèdes musicaux à la flûte traversière et les questions du public ont rythmé la soirée.
Sous les feux croisés des questions, l’auteure du recueil a réagi avec humour et précision :
– Le titre A rebours s’explique par les discontinuités inhérentes à la vie : ruptures, fins d’amitié, décès, lassitude… Tout est discontinuité, sauf la musique et la pensée.
– Quarante années se sont écoulées depuis la parution d’un premier recueil, Ces sentiers du silence ; le temps de la gestation, le temps prosaïque pour élever les enfants, le temps de la maturation.
– D’où lui vient son goût pour la poésie ?Il lui vient de sa facilité à écrire : un éloge funèbre, la liste des courses, la beauté des mots. Ainsi, déjà à l’école elle écrivait un journal satirique, le Mao Tsei Toung avec une amie, pour se moquer des autres camarades.
– Ses influences? Baudelaire, Christian Bodin, le minimalisme, la poésie de l’essentiel.
– Sa poésie retrace-telle une spécificité calédonienne ? Non, mais ce qu’elle écrit émane du quotidien; elle n’est pas un chantre de la Calédonie mais en a une vision personnelle.
– L’angoisse de la page blanche ne la torture pas ; la marche lui permet de trouver, de peaufiner une idée, des phrases ; elle privilégie la forme courte et rapide.
– L’art poétique est pour elle un refuge, un lieu d’expression humaine dans un monde souvent déshumanisé.
– Les femmes n’ont pas le privilège de la poésie ; il existe du ressenti, pas de poésie féminine ou masculine.
– Sa poésie fuse, elle ne la qualifie pas.
– Son poème préféré ? Le dernier, « Une rustine sur la vie ».
Une soirée pleine de découvertes !